LA FORCE QU’ON SE DONNE

Accéder à sa force intérieure, régénérer son courage, son énergie et sa créativité. Retrouver son équilibre et sa stabilité.

Méditer pour accéder à sa force intérieure, régénérer son courage, son énergie et sa créativité. Retrouver son équilibre et sa stabilité intérieure pour poser des actions justes.
la force qu’on se donne : retrouver son équilibre, son énergie et sa stabilité intérieurs

LA FORCE QUE L’ON SE DONNE : méditer et passer à l’action

Cette méditation complète celle sur l’autocompassion qui nous a fait découvrir une nouvelle attitude face à la douleur émotionnelle. Nous disposons désormais d’une ressource faite de davantage de bienveillance et de bonté envers soi-même. Nous pourrons ainsi parvenir à nous traiter avec davantage de respect et à nous traiter en ami quoiqu’il arrive.

L’autocompassion est précieuse pour passer à l’action avec justesse et pour trouver une réponse ajustée à chaque situation. Je propose aujourd’hui de fournir une autre ressource illustrée par une formule que j’aime bien et qui est « la force qu’on se donne ». Cette formule est issue d’un échange trivial avec une gentille voisine à la retraite. Alors que nous bavardions, après être parvenues, elle et moi, au terme de nos déménagements respectifs dans l’immeuble, on se sentait un peu fatiguées après nos efforts. C’est alors qu’a jailli cette formule édifiante qui m’accompagne depuis au quotidien dans les petits comme les grands efforts de la vie :

« oh, vous savez bien, on a la force qu’on se donne, mais bien sûr après il faut se reposer ».

« La force qu’on se donne » est un mantra qui évoque peut-être aussi l’aboutissement d’une forme d’indépendance, la fin de la peur de l’abandon et en tout cas, une plus grande autonomie. Car, à bien y regarder, la force qu’on se donne est une formule très évocatrice. Au premier abord, elle résonne avec d’autres plus connues en lien avec la force. On peut se rappeler le grand empereur de l’apogée de Rome, au II° siècle, MARC AURELE. Cette grande figure du stoïcisme essaye de distinguer ce qui dépend de lui, ce qui ne dépend pas de lui, il utilise cette formule : « que la force me soit donnée de distinguer les deux ». Dans un autre registre, peut-être plus populaire et plus contemporain, on peut citer la saga et l’univers des films STAR WARS. Une des fameuses répliques est bien sûr : « Que la force soit avec toi ! ».

Ce sont des formulations d’un vœu qui ne sont plus très courantes dans la langue actuelle.

« que la force me soit donnée » ,

« que la force soit avec moi»,

Quand on évoque la force de caractère et la force morale, nous pensons plus spontanément aux générations qui nous ont précédés. Et je pense tout spécialement à ma grand-mère, la mère de mon père. Quand je traverse une période difficile, elle me dit : « il faut être forte ». Dans la famille, notre mamie incarne cette manière d’être fort face à l’adversité et au chagrin.

Mais au fond, la question demeure  : comment se donner à soi-même la force dont on a besoin ? Comment accéder à sa force propre ? Comment ressentir sa force mentale  et morale, sans, toutefois, tomber dans la gesticulation. Comment s’encourager sincèrement sans sombrer dans les caricatures à l’américaine de winner préfabriqué que le cinéma hollywoodien a pu promouvoir alors qu’elles sont d’un recours limité au fond ?

Dans le roman de Romain Gary « Les racines du ciel » qui a reçu le prix Goncourt en 1956, on peut lire une stratégie de survie mise au point par les personnages. Alors qu’ils étaient détenus dans des camps de concentration nazis, les malheureux avaient pris l’habitude de focaliser leur attention mentale sur la vision de grands éléphants d’Afrique. Ils évoquaient, mentalement et moralement, ces grands pachydermes et ils prenaient ainsi refuge dans cette évocation de grands troupeaux sauvages, libres et puissants, qui pouvaient avancer irrésistiblement dans la forêt et les grands espaces. J’ai trouvé intéressant de songer que, dans les moments sombres et dans les circonstances les plus tragiques, on puisse ainsi garder sa dignité, régénérer son courage et faire preuve de force mentale et morale.

Chacun établira pour soi la liste des moyens à sa disposition pour se donner de la force. Internet regorge des conseils de santé et d’hygiène de vie au premier rang desquels on trouve toujours bien sûr le sommeil, l’alimentation et l’activité physique. On trouvera aussi de la force dans les grandes traditions spirituelles et philosophiques ou littéraires et artistiques. La principale source de force, en ce qui me concerne, provient des liens qui m’entourent : les liens d’amitié, d’amour et de tendresse. Ce sont ces liens qui me rassurent et qui me comblent. Mais il y a bien des  moments où je suis seule et où je dois faire face à une situation, toute seule, avec mes propres ressources. Et c’est bien la méditation qui a été la pratique la plus décisive et la plus efficace pour m’apprendre à accéder à la force qu’on se donne.

Dans une chanson chantée par Céline DION et écrite par VIANNEY qui s’intitule justement « Ma force »,  on peut aussi trouver une source d’inspiration toute simple et accessible. Cette chanson rappelle que c’est au pied de la montagne, en faisant face aux difficultés, alors même qu’on se sent abîmé, que l’on en vient, paradoxalement, à découvrir sa force. Je lis le début de la chanson ici :

Au pied d’une montagne
Je me suis levée
J’ai dû mener des campagnes
Pour la soulever
Et j’ignorais pouvoir de mes doigts la bouger
Jusqu’au moment où je l’ai fais

J’ai versé tant de larmes avant de les sécher
Et d’en façonner mes armes
Pour ne plus tomber
J’ai jamais voulu croire qu’on me consolerait
Jusqu’à me voir me relever

Si j’ai connu des moments d’émois
Où s’est abîmée mon écorce
Au fond de moi je ne savais pas
Qu’elle était ma force
Qu’elle était ma force
Avant les drames
Avant les fracas
Avant la route et ses entorses

Au fond de moi je ne savais pas
Qu’elle était ma force
Qu’elle était ma force

Justement, dans la méditation, dans l’immobilité et dans le silence, quand le regard est tourné vers l’intérieur, nous pouvons accéder à la force en nous… à la force qui est déjà là… à la force qui est toujours là.

Loin du brouhaha des pensées, et, en deçà de l’agitation émotionnelle, dans la reconnexion avec la vie qui pulse en nous et avec le ressenti du souffle qui va et qui vient, nous percevons davantage que tout reste possible, que l’énergie vitale est disponible et que la créativité peut s’animer.

La force qu’on se donne, c’est peut-être d’abord retrouver la force qui en nous qui est déjà là et qui est toujours là du simple fait que nous sommes vivants et que c’est déjà une possibilité immense en soi.

Au bout d’un moment de méditation, sous  l’effet de l’immobilité, nous ressentons une certaine stabilité. Grâce à cette immobilité de la méditation, la notion de force rejoint celle de stabilité. Dans la solidité, dans cette sensation qui émane du sol et de la terre, nous retrouvons notre stabilité et notre solidité. La force, c’est peut-être, d’abord, se sentir solide. Non pas insensible, non pas indifférent, mais, solide dans le sens de l’endurance, de la résistance et de la persévérance. Enfin, à la manière de la photo placée sur le site, par la méditation, comme dans les postures de yoga, nous pouvons comprendre aussi que la force a quelque chose à voir avec l’équilibre. C’est cet équilibre que nous ressentons et que nous éprouvons dans notre colonne vertébrale. Dans notre pratique formelle nous disposons la colonne vertébrale bien érigée à la verticale. Dans cette posture assise, stable et redressée, le cœur est vaillamment exposé : c’est aussi la posture de courage et de l’audace.

C’est, pour finir, intéressant d’observer qu’en yoga, la plupart des postures considérées comme spectaculaires exigent surtout de la détente, de la confiance et de la patience pour atteindre l’équilibre. Se donner de la force, alors, c’est retrouver son équilibre : son équilibre personnel, son équilibre interne et la profondeur de son équilibre en soi. La force qu’on se donne, c’est peut-être, d’abord, le temps qu’on se donne pour retrouver l’équilibre, non seulement pour retomber sur ses pattes mais aussi pour se maintenir et s’ériger dans la dignité.

Par le ressenti du souffle, nous arrivons également à envisager la force comme la manifestation d’une certaine fluidité. La fluidité du souffle est nécessaire pour chanter ou pour faire du sport. Prenons quelques instants, pour ressentir que la force émane directement du flux puis du reflux du souffle. Ressentons cette puissance tranquille du souffle régulier, immuable et infini comme dans les arts martiaux, comme dans le tai-chi ou le qi-qong. C’est alors la souplesse face à ce qui arrive et une forme de fluidité dans laquelle se trouve la véritable nature de la vie. Avoir de la force revient alors davantage à accompagner le mouvement de la vie… le flux et le reflux… les hauts et les bas… les accoups et les perturbations. La force qu’on se donne, dans ce cas, c’est peut-être ressentir en soi ce qui est véritablement présent et le vivre vraiment… dans l’accompagnement et le lâcher prise… dans le flux et dans le mouvement de la vie… au lieu de se raidir, de s’épuiser ou de résister.

Méditer pour retrouver, même dans l’épreuve et peut-être paradoxalement grâce à l’épreuve, la force en soi.

Découvrir que notre force est peut-être assez impressionnante et assez imposante au final.

Méditer pour découvrir, au fond de soi, quelle était notre force et désormais compter sur elle.

Méditer pour se donner de la force, pour passer à l’action et pour aider les autres.

Méditer et partager sa force avec les autres généreusement.

LA FORCE QU’ON SE DONNE

MA FORCE

Au pied d’une montagne
Je me suis levée
J’ai dû mener des campagnes
Pour la soulever
Et j’ignorais pouvoir de mes doigts la bouger
Jusqu’au moment où je l’ai fais

J’ai versé tant de larmes avant de les sécher
Et d’en façonner mes armes
Pour ne plus tomber
J’ai jamais voulu croire qu’on me consolerait
Jusqu’à me voir me relever

Si j’ai connu des moments d’émois
Où s’est abîmée mon écorce
Au fond de moi je ne savais pas
Qu’elle était ma force
Qu’elle était ma force
Avant les drames
Avant les fracas
Avant la route et ses entorses

Au fond de moi je ne savais pas
Qu’elle était ma force
Qu’elle était ma force

La plus belle lumière
Qu’on m’avait donné
Ma vie en fit un enfer
Et j’ai dû l’oublier
En ce temps j’ignorais
Que le corps n’oublie pas
Et qu’on peut avancer
Si l’on veut
Si l’on croit
Les épaules écrasées par le poids de la pluie
Quand se couvre l’été
Que le bleu se fait gris
Tout ce temps j’ignorais
Que j’avais le soleil
Tout au fond de mon cœur
Qui le faisait démarrer

Si j’ai connu des moments d’émois
Où s’est abîmée mon écorce
Au fond de moi je ne savais pas
Qu’elle était ma force
Qu’elle était ma force
Avant les drames
Avant les fracas
Avant la route et ses entorses
Au fond de moi je ne savais pas
Qu’elle était ma force
Qu’elle était ma force
(Qu’elle était ma force) Force

Si j’ai connu des moments d’émois
Où s’est abîmée mon écorce
Au fond de moi je ne savais pas
Qu’elle était ma force

Si j’ai connu des moments d’émois
Où s’est abîmée mon écorce
Au fond de moi je ne savais pas
Qu’elle était ma force
Qu’elle était ma force

Au fond de moi (Qu’elle était ma force)
Je ne savais pas
Au fond de moi (Qu’elle était ma force)
Au fond de moi (Qu’elle était ma force)
Avant la rue et ses entorses (Qu’elle était ma force)
Qu’elle était ma force
Qu’elle était ma force
Qu’elle était ma force

Source : LyricFind

Paroliers : Vianney Bureau