Chansons d’Anne Sylvestre

Moi aussi, j’aimais bien les chansons d’Anne Sylvestre.

Anne Sylvestre (portrait 3)

« Toutes ses paroles font sourire, réfléchir, s’attendrir et souvent les trois à la fois.
Avec légèreté mais aussi lucidité, sur un ton goguenard mais qui n’exclut jamais la tendresse ou la poésie, elle réussit à aborder tous les aspects de la vie d’aujourd’hui, celle des femmes surtout […]
Et elle en dit parfois autant en quelques lignes sur nos angoisses, nos nostalgies ou nos enthousiasmes que bien des savantes analyses. » (Benoîte Groult, 1985)

Moi aussi, j’aimais bien les chansons d’Anne Sylvestre.

Comme beaucoup de quadragénaire, j’ai écouté beaucoup et chanté encore plus et souvent à tue-tête les refrains des Fabulettes. Pour les couplets, des fois c’était moins commode à mémoriser car il y avait beaucoup de prénoms …Plus tard j’ai fait écouter à mes enfants ces chansons et j’ai pu avec joie et en toute bonne conscience recommencer à les chanter.  Les Rescapés des Fabulettes. Cliquer sur le lien pour écouter :

https://www.youtube.com/watch?v=PHUEc3u5VGc

Il y a quelques années j’ai eu un vrai coup de foudre pour Les gens qui doutent dont j’adore la poésie, la sensibilité et la finesse. Cliquer sur le lien pour écouter : https://www.youtube.com/watch?v=WQuAugvtp2Y

Enfin récemment j’ai découvert en écoutant ses concerts une chanson tout à fait en phase avec ce site et que je partage donc avec vous sans délai. Pause. Cliquer sur le lien pour écouter : https://zh-cn.facebook.com/anne.sylvestre.officiel/videos/pause/1248231591998990/

J’y joins une toute dernière pour continuer de ne pas se prendre au sérieux. Zen. Cliquer sur le lien pour écouter : https://www.youtube.com/watch?v=OngkbDV2JAU

Bonne écoute, n’hésitez pas à chanter car c’est idéal pour respirer, partager et vivre au présent de tout son être.  

Stéphanie

podcast de pratique pour faire une pause en cliquant ici

Chansons d’Anne Sylvestre

« Pause »
Enregistrement en public au Trianon (septembre 2007). Spectacle « Mon jubilé ! ».
Avec Philippe Davenet au piano, Chloé Hammond à la clarinette et Benoît Maurel à la guitare.

Ça serait une pause
Entre deux sonneries
Quand le bruit se repose
Un soupçon d’accalmie
Ça serait un silence
Au milieu du fracas
La minute d’absence
Où on ne répond pas

Un petit temps d’arrêt
Siou plait
Je crois qu’il me faudrait
Juste un peu de secret
Juste un peu de secret

(Refrain)
Faire un palier
Rien qu’un petit palier
Grappiller cet instant
Pour mettre innocemment
Pour mettre impunément
Un peu de flou dans mon emploi du temps

Ça serait un mensonge
Entre deux vérités
Une question qui plonge
Avant d’être posée
Ça serait une fable
Au milieu des discours
Une fuite improbable
Un ultime recours

Même si ça dépayse
Oh please
Il faudrait que je dise
Juste quelques bêtises
Juste quelques bêtises

(Refrain)

Ça serait un scaphandre
Au milieu des requins
Quand la chair est si tendre
Et l’habit si mesquin
Ça serait une esquive
A ce monde voyeur
La défense passive
Armure du rêveur

Sans beaucoup d’exigence
Je pense
Qu’il me faudra d’urgence
Juste un peu de silence
Juste un peu de silence

(Refrain)

Paroles et Musique: Anne Sylvestre (2007, album « Bye mélanco »)

J’aime les gens qui doutent, les gens qui trop écoutent leur cœur se balancer
J’aime les gens qui disent et qui se contredisent et sans se dénoncer
J’aime les gens qui tremblent, que parfois ils ne semblent capables de juger
J’aime les gens qui passent moitié dans leurs godasses et moitié à côté

J’aime leur petite chanson
Même s’ils passent pour des cons

J’aime ceux qui paniquent, ceux qui sont pas logiques, enfin, pas « comme il faut »
Ceux qui, avec leurs chaînes pour pas que ça nous gêne font un bruit de grelot
Ceux qui n’auront pas honte de n’être au bout du compte que des ratés du cœur
Pour n’avoir pas su dire « délivrez-nous du pire et gardez le meilleur »

J’aime leur petite chanson
Même s’ils passent pour des cons

J’aime les gens qui n’osent s’approprier les choses, encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n’être, qu’une simple fenêtre pour les yeux des enfants
Ceux qui sans oriflamme et daltoniens de l’âme ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires pour que jamais l’histoire leur rende les honneurs

J’aime leur petite chanson
Même s’ils passent pour des cons

J’aime les gens qui doutent mais voudraient qu’on leur foute la paix de temps en temps
Et qu’on ne les malmène jamais quand ils promènent leurs automnes au printemps
Qu’on leur dise que l’âme fait de plus belles flammes que tous ces tristes culs
Et qu’on les remercie qu’on leur dise, on leur crie « merci d’avoir vécu! »

Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu’elles ont pu

Source : LyricFin

Dès l’entrée on est dans l’ambiance
Votre carillon tibétain
M’a mise tout aussitôt en transe
Et je souris d’un air crétin
On a enfilé des babouches
Et votre tapis hors de prix
Semble frémir quand on le touche
On va pas danser, j’ai compris

J’ai une crampe à l’abdomen
Et j’ai l’air d’une béotienne
Avec mon pot de cyclamen
Vous êtes Zen

Drapés de coton blanc fluide
Qu’j’aurais pas voulu repasser
Vous êtes simplement splendide
Pourquoi donc n’ai-je pas pensé
Au moment d’sauter dans mes frusques
A respecter ce postulat?
Jamais de noir, ça vous offusque
Je me sens comme un cancrelat

Ça doit se trouver dans les gènes
Pas un ourlet qui se déprenne
Et pas une bretelle à la traîne
Vous êtes Zen

Cette harmonie en gris et beige
Avec une touche d’écru
Ces coussins en guise de sièges
C’est plus gai que je n’aurais cru
Çà et là quelques étagères
Suspendues on ne sait comment
Supportent un jeu de solitaire
Et un bouddha très avenant

Et puis sans rien qui la soutienne
Sur une planche en bois d’ébène
Une orchidée porto-ricaine
Vous êtes Zen

Pas un mouton, pas une tache
Pas une empreinte, c’est parfait
Mais qu’on me dise où donc se cachent
Tous les cadeaux que l’on vous fait?
Les briquets, les colliers de nouilles
Les cendriers artisanaux
Les Vallauris et les grenouilles
Les photophores, les plateaux

Avez-vous des armoires pleines
De ces dangereux spécimens
Que la vie parfois vous amène?
Pas du tout Zen

Les portez-vous chez l’Abbé Pierre?
Faites-vous des vide-greniers
Ou les fourguez-vous aux enchères?
Sur internet, ça doit payer
Les refileriez-vous, perfide
En douce à tous vos visiteurs?
Je veux repartir les mains vides
Me donnez rien, j’aurais trop peur

Même le p’tit coin est mis en scène
C’est le Nirvana de l’hygiène
J’ose pas y faire ce qui m’amène
Tellement c’est Zen

Mais vous êtes si adorable
Qu’on vous promet qu’on reviendra
S’accroupir devant votre table
N’empêche qu’au bistrot d’en bas
Enfin à la bonne franquette
On va s’coller derrière les yeux
Un bon gros sandwich aux rillettes
Et un p’tit beaujo crapuleux

Il se peut qu’un mot nous parvienne
Vers le milieu de la semaine
Sur un papier de pur lichen
Divinement Zen:

« Merci pour votre cyclamen
Il ne faut pas que ça vous gêne
Mais on l’a donné à Carmen
Qui n’est pas Zen »

Source : Musixmatch

Paroliers : Anne Sylvestre

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